Coût de fourchette
Le goût a-t-il forcément un coût ?

Blettes

Je n’ai jamais beaucoup aimé ça. A lui seul, le nom du légume est déjà repoussant. Tout comme les salsifis, la côte de blette ne faisait pas partie des aliments pour lesquels je me serai relevée la nuit. Loin de là. Et pourtant, aussi loin que je me souvienne, le jardin en produisait des tonnes. Le gratin de blettes à la béchamel était devenu un classique sur la table familiale. Certains gardent le meilleur pour la fin, moi, je commencais toujours par déguster le gratiné sur le dessus du plat. Simple question de caractère. Bref, quelques déglutitions et un verre d’eau plus tard, le reste était descendu. Sans réel plaisir… suffisament pour me nourrir.

Jeudi dernier, mon Homme revient avec le désormais traditionnel panier de légumes bio en provenance des jardins de Marcoussis, et là, stupeur et remblements, il contenait des côtes de blettes ! Pas le choix, il fallait que je m’y mette. Pourtant, c’est fou ce que je peux avoir habituellement comme imagination quand il s’agit d’accomoder un produit que j’aime. Sur le coup, j’avoue, avoir été un peu sèche. Mais pas totalement désepérée, la preuve. Si je vous dis qu’on s’est régalé, vraiment régalé, vous me croyez ?

Pour 2-3 personnes

Coût : 1,12 euro par personne

Temps :  1 heure, cuisson comprise

Ingrédients

  • 500 grammes de côtes de blettes (on dit aussi bettes, mais c’est encore pire, non ?) : 95 centimes
  • 65 grammes de Feta (soit 1/3 du paquet) : 63 centimes
  • 15 cl de crème fraîche liquide entière : 44 centimes
  • Poivre 5 baies
  • Noix de muscade
  • Graines de sésame
  • Quelques brins de ciboulette. Assaisonnement : 30 centimes

Ingrédients

Réservez les feuilles bien vertes comparables à des épinards frais. J’ai réalisé une soupe avec… Mettez une grande quantité d’eau salée à chauffer. Epluchez les côtes. Je vous l’accorde, cela prend un peu de temps. De la même manière que pour la rhubarbe et les asperges, le but du jeu consiste à retirer les filaments peu agréables en bouche. La mécanique est simple. Vous prenez la côte en mains. Avec un couteau peu tranchant vous pliez la côte à la perpendiculaire et vous éfilez en remontant. Le plus simple, c’est encore de le faire ! Rincez. Faites cuire dans l’eau bouillante une bonne vingtaine de minutes. Vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau. Egouttez. Préchauffez votre four à 190°C.

Dans un plat à gratin (pas mal Mary, tu ne trouves pas ;) ), versez les blettes, ajoutez la crème, la feta coupée en morceaux, la noix de muscade et le poivre. Mélangez. Rajoutez des lamelles de feta sur le dessus ainsi que de la noix de muscade et les graines de sésame. Enfournez pour une vingtaine de minutes. A la sortie du four, émincez la ciboulette sur le dessus du plat.

 Blettes2

J’ai accompagné le gratin d’un pavé de saumon sauvage que mon poissonnier préféré du marché avait eu la bonne idée de vendre à un prix raisonnable. Le mariage nous a beaucoup plu. Cette recette de blettes est  bien la preuve qu’on grandit tous un jour notamment en s’appropriant certains légumes longtemps catalogués… Comme quoi, tout arrive !

Courgettes étoilées

Dans mon panier de légumes cette semaine, il y avait une belle branche de céleri ; dommage car je suis allergique, pas par goût mais par nécessité. Il y avait aussi une courgette ronde de Nice dotée d’une chair fine, tendre et fondante. J’ai eu envie de la cuisiner comme un amuse bouche. De ceux qu’on déguste tièdes dans les restaurants coréens. Avec une envie tenace d’utiliser une épice qui entre habituellement dans la composition de certains desserts, l’anis étoilé, fruit de la badiane chinoise. Avec le  poivre du Sichuan, la cannelle, le clou de girofle, et les graines de fenouil, la badiane entre dans la composition du mélange « cinq épices» .

Comme le rappelle Chef Simon, la badiane est un arbuste à feuilles persistantes originaire de Chine et pouvant atteindre huit mètres de haut. L’arbuste ne commence à donner des fruits qu’au bout de six ans mais peut ensuite en produire pendant plus d’un siècle ! Ses fleurs jaunes donnent des fruits en forme d’étoile à huit branches contenant chacune une graine au gout anisé un peu moins prononcé que la cosse elle meme. Les fruits sont cueillis verts avant d’être séchés au soleil où ils prennent une couleur marron rouge. Rapporté en Europe par les anglais à la fin du XVIème siècle, elle n’a jamais joué un grand rôle dans la gastronomie occidentale, et pourtant…

Pour 2-3 personnes

Coût : 1,15 euro par personne

Temps :  15 minutes

Ingrédients

  • 1 belle courgette ronde bio - j’ai oublié de sortir ma balance- je dirais un bon kilo : 1,50 euro
  • 1/2 oignon des Cévennes -plus doux que l’oignon jaune traditionnel- : 20 centimes
  • 1 petite aubergine : 30 centimes
  • 1 pincée de badiane en poudre
  • 2 bonnes pincées de Curcuma
  • 1 filet d’huile d’olive
  • Sel et poivre 5 baies – Assaisonnement : 30 centimes

Préparation

Le plat se cuisine rapidement. Il est parfait pour les soirs de « grande lassitude culinaire» . Faites revenir l’oignon émincé dans un mince filet d’huile d’olive. Ajoutez les courgettes épluchées et coupées en lamelles de deux centimètres de longueur. Laissez accrocher un peu le tout. Ajoutez l’aubergine épluchée et coupée en petits cubes. Salez et poivrez. Vient le tour de la badiane, puis du curcuma. Mélangez. Laissez confir à feu doux. C’est prêt.

Vous pouvez servir un riz thaï nature à côté, utiliser des baguettes et boire du thé vert. Mais vous pouvez aussi manger ces courgettes étoilées avec une fourchette accompagnées de pommes de terres à chair ferme cuites à l’eau et d’un peu de fleur de sel. J’aime ces plats caméléons qui ne demandent pas beaucoup d’effort et qui nous transportent loin, très loin …

Betteraves crues

Le bon docteur Kousmine  recommande de manger quotidiennement des légumes crus en salade, assaisonnés d’huile et de jus de citron. Quel est l’intérêt de consommer des légumes crus ? Extrait de son livre « Soyez bien dans votre assiette jusqu’à quatre vingt ans et plus»  paru en 1980 et maintes fois réédité depuis. « Les peuplades nomades primitives, se sont d’abord nourries de racines et de fruits sauvages, des produits de la pêche et de la chasse, parfois aussi d’insectes, assurant ainsi à l’homme un apport de végétaux et de viande fraîche. Au début, avant la connaissance du feu, tous ces aliments étaient consommés CRUS. La cuisson a augmenté la gamme des aliments employables, tout en altérant certaines de leurs propriétés, et cela sans que l’homme en prenne conscience. Plus tard sont apparus l’élevage du bétail et les cultures céréalières, potagères et fruitières, qui ont considérablement amélioré la condition de l’homme et peu à peu supprimé les aléas dus aux hasards des chasses et des ramassages.» 

Pour 4 personnes

Coût : 62 centimes par personne

Temps :  15 minutes

Ingrédients

  • 1 betterave cru bio de taille moyenne (la mienne est issue de mon panier) : 2 euros
  • 1 filet d’huile de Cameline ou d’olive
  • 1 filet de jus de citron vert ou jaune
  • 1 petite gousse d’ail écrasée
  • Fleur de sel et poivre cinq baies
  • Graines de sésame et ciboulette. Assaisonnement : 50 centimes

Préparation

Râper la betterave à la main. Assaisonner. Parsemer de graines de sésame. Manger sans attendre pour conserver toutes les vitamines.

Selon Kousmine, nous aurions perdu cet instinct qui permettait autrefois de choisir l’alimentation la mieux adaptée à nos besoins. Je ne suis pas végétarienne, encore moins végétalienne, mais je trouve que la thèse mérite qu’on y réfléchisse. Pour ma part, je suis de temps à autre une adepte de la crème Budwig. Principalement l’été lorsqu’il fait chaud et que j’ai le temps de la préparer. C’est une alternative lorsqu’on se lasse des tartines beurrées. L’autre raison c’est parce que c’est bon ;)

Verrines corail

Je reste sur mes gardes avec les verrines. Souvent trop beau pour être bon. Et au moment de la dégustation, ça fait pschitt. A mon avis, il existe une règle d’or pour éviter les déconvenues : des saveurs  marquées et en petit nombre. Je comparerais l’assemblage d’une verrine à la mode. Il faut que le haut aille avec le bas ; que les goûts et les couleurs soient à la fois harmonieux et complémentaires. Voici deux combinaisons que je réalise pour des apéritifs qui sortent de l’habituel -quoique grandement assumé- foie de morue parsemé de fleur de sel sur pain grillé…

Pour six verrines

Coût : 1,20 euros par verrine

Temps : 30 minutes

Ingrédients

  • 100 g de lentilles corail : 60 centimes
  • 1 oignon doux des Cévennes (à défaut deux échalotes) : 1 euro
  • 1 filet de crème de soja : 50 centimes
  • 100 grammes de Brousse AOC (fromage de brebis réalisé à partir du lactosérum) ; à défaut, utilisez une ricotta de bonne qualité : 1,90 euros
  • 1 petite cuillère à café de miel : 20 centimes
  • 1/2 bouquet de coriandre : 50 centimes
  • 1/2 cube de bouillons de légumes bio : 20 centimes
  • huile d’olive
  • sel
  • poivre 5 baies
  • pistaches salées concassées : 10 centimes

Ingrédients

Réalisez un velouté épais de lentilles corail. Faites revenir l’oignon doux dans un filet d’huile d’olive. Ajoutez les lentilles et faites revenir le tout à petit feu en remuant régulièrement. Salez et poivrez. Versez un bouillon froid de légumes bio à mesure. Laissez cuire à semi découvert. Mixez. Ajoutez un filet de crème soja. Le velouté doit être homogène.

Dans une poêle anti adhésive, faites toaster quelques minutes des pistaches salées grossièrement concassées. Réservez. Dans une assiette creuse, ajoutez à la Brousse un filet d’huile d’olive et le miel que vous mélangez vigoureusement à la fourchette. Salez, poivrez et ajoutez la coriandre ciselée préalablement lavée et séchée. Réservez au frais.

Le montage. Si vous avez une poche et une douille, alors pas de question à vous poser ; vous maîtrisez l’ouvrage. Pour les autres – dont je fais partie- mais Noël approche ;) vous pouvez utiliser un petit sac de congélation. Avec une paire de ciseaux, coupez la pointe et reproduisez le mécanisme de la poche. Efficace si on est minutieux. Et ensuite vous procédez au montage final. Il vous reste à parsemer le dessus de quelques pistaches.

Une variante

Vous pouvez remplacer les lentilles par de la courge butternut (la texture et le parfum de cette courge sont exceptionnels) et la crème soja par un trait de lait de coco. La brousse elle sera remplacée par une chantilly bien ferme dans laquelle vous aurez préalablement infusé un morceau de lard. Sur le dessus, des amandes torréfiées concassées.

Poivrons rouges

Chaque semaine, je concocte des petites boîtes repas pour le déjeuner. Et comme ça n’est pas parce qu’on mange sur le pouce, qu’on doit mal manger, je cogite un minimum. Je pense tout particulièrement au goût et donc au mariage des saveurs.  Sinon, on apprécie pas ce qu’on a mis du temps à préparer et la fois d’après on termine -au mieux- à la formidable cantine d’entreprise -au pire- devant le camion à pizzas en bas du bureau. Dans ce dernier cas, à la fin du mois, ça fait pour certains une vraie différence. Est-ce caricatural ? Je n’en suis pas si sûre ;) Mon idée, c’est de concocter des petites conserves de condiments quand j’ai un peu de temps. Le plus long biensûr, c’est d’éplucher les légumes, mais après ça va tout seul.

Coût : 2,10 euros pour une multitude d’associations

Temps : 10 minutes + 30 minutes de cuisson + 10 minutes de repos

Ingrédients

  • 500 de poivrons rouges (et jaunes pour encore plus de couleurs) : 1 euro
  • huile d’olive : 80 centimes
  • 2 gousses d’ail : 10 centimes
  • quelques feuilles de basilic : 20 centimes

Préparation

Préchauffez votre four à 200°C. Epépinez les poivrons en les coupant préalablement en deux ou trois dans le sens de la longueur. Enlevez bien les petites peaux blanches qui seraient indigestes. Lavez soigneusement les moitiés de poivrons. Séchez les. Mettez les au four sur le lèche frite. Au bout de quinze minutes, retournez les sur l’autre face et laissez encore au four un autre quart d’heure.

Eteignez votre four mais ne sortez pas les poivrons. Cela permet à la peau de commencer à se décoller. Au bout de dix minutes, vous pouvez alors facilement éplucher vos poivrons. Coupez la chair en filaments de deux centimètres de large. Passez sous l’eau le basilic, séchez le. Epluchez les gousses d’ail et mettez le tout dans un bocal propre et ébouillanté. Couvrez d’huile d’olive. Le poivron doit être totalement recouvert. Faites un deuxième bocal si nécessaire.

Conservez le quelques semaines à température ambiante. Une fois ouvert, je l’ai mis au réfrigérateur. Cela m’a permis d’utiliser dans mes plats une huile d’olive figée délicieusement parfumée. Le poivron mariné se marie à merveille dans des sandwichs avec du fromage de chèvre frais ou encore dans une salade de pâtes avec du parmesan…

Poivrons rouges 2

Tartare de cabillaud

Tout l’art d’un budget alimentaire équilibré consiste en un minimum d’anticipation et en la capacité à saisir les opportunités. Heu… les promos si vous préférez ;)  Du dos de cabillaud pêché durant la nuit à quatorze euros cinquante du kilo, moi je flaire le bon coup. Alors j’achète et je congèle. Dans un second temps seulement, je réfléchis à une ou plusieurs recettes qui mettent en valeur le produit.

Pour deux personnes

Coût : 2,63 euros par personne

Temps : 10 minutes

Ingrédients

  • 300 grammes de dos de cabillaud extra frais : 4,35 euros
  • 1 cuillère à café d’huile de sésame ou à défaut d’huile d’olive
  • 1 citron vert : 20 centimes
  • 1 cuillère à café de graines de sésame : 5 centimes
  • 1 cuillère à café de pavot : 5 centimes
  • 1 petit morceau de gingembre frais râpé : 5 centimes
  • 2 cuillères à café de lait de coco non sucré : 20 centimes
  • 1 cuillère à café de sauce soja
  • fleur de sel et poivre 5 baies
  • coriandre fraîche  : 30 centimes

Préparation

Je l’ai préparé une heure avant le début du repas mais si vous aimez le poisson cru, il est tout à fait possible de le préparer à la minute.

Toaster quelques minutes sur le feu les graines de sésame et de pavot. Les réserver. Sortir le poisson du réfrigérateur. Otez la peau si le poissonnier ne l’a pas fait. Le détailler en petits cubes dans un saladier. Ajoutez l’huile, le jus du citron vert, le gingembre frais râpé selon les goûts de chacun, la sauce soja, la fleur de sel, le poivre et la coriandre ciselée préalablement lavée et séchée. Bien mélanger. Réservez au frais.

Au moment se servir, ajoutez les graines. Mélangez et rectifiez l’assaisonnement si besoin est. Emulsionnez le lait de coco et déposez uniquement l’écume sur le dessus du tartare. Servir sans attendre.

Panier

Voilà. J’y suis. Nous sommes allés récupérer notre premier panier vendredi. Je ne pourrai plus dire, « c’est pas évident de cuisiner des légumes cultivés localement.»  Pour l’heure, nous avons opté pour la formule du petit format. A l’usage, je verrai si cela nous suffit ou non. Les légumes sont présentés dans un sac en papier brun. Premières impressions au moment du déballage. Les légumes ont été lavés ! Et moi, qui m’attendais à retrouver un petit peu de terre… Certaines tomates sont très mûres et seront cuisinées le soir même. Une odeur très agréable de poivron et de soleil se dégagent du sac. En tout et pour tout, quatre variétés de légumes donc : les tomates, l’aubergine ronde, les poivrons allongés et un concombre le généreux. A première vue, ça parait peu, mais l’ensemble est cohérent, même si je ne suis pas décidée à les cuisiner en ratatouille. Je trouve que quelques herbes aromatiques -j’y reviens- auraient parfait le tout, mais dans l’ensemble je suis plutôt satisfaite.

Panier legumes

Combien ça coûte ? 8,24 euros pour ces légumes issus de l’agriculture biologique et cultivés par des hommes et des femmes pour qui ce travail est une nécessité. Les Potagers de Marcoussis constituent une véritable aventure humaine, liant un objectif social d’insertion d’hommes et de femmes à une activité concrète : le maraîchage. Le travail de la terre, la production de légumes biologiques sont des gestes authentiques et ancestraux qui permettent aux exclus de la formation et du système économique de reprendre pied. C’est aussi l’occasion de développer une solidarité territoriale réelle, une sorte de troc « Vous avez besoin de légumes, Ils, Elles ont besoin de travail… » palpable par l’adhérent-consommateur comme par la personne en insertion.

Si cela vous tente, sachez que les potagers de Marcoussis font partie du réseau Cocagne qui existe dans de nombreuses régions de France. Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement informés du contenu de mon panier, des découvertes comme des déconvenues ;)

Dimanche dernier, en faisant le marché, j’ai eu l’opportunité d’acheter un kilo de fraises Charlotte pour cinq euros. Plutôt correct pour le coin. Je n’avais encore jamais confiturer. Vous savez ce que c’est… La famille, les amis, les voisins…ils confiturent tous. Et ils sont tellement heureux de pouvoir offrir un de ces pots colorés et parfumés, que vous acceptez avec malice. Et puis vient le jour où vous vous sentez  prête pour confiturer à votre tour.

 Confituresfraises

La confiture de fraises à la menthe

Pour 4 pots moyens

Coût : 1,56 euro par pot contre 2,10 en grande surface

Temps : 40 minutes

Ingrédients

  • 1 kilo de fraises de saison : 5 euros
  • 500 grammes de sucre : 90 centimes
  • 20 grammes de feuilles de menthe fraîches  : 20 centimes
  • 1 jus de citron : 20 centimes

Préparation

Passez les fraises sous un filet d’eau. Equettez les et coupez les en deux selon la grosseur du fruit. Dans une sauteuse -à défaut de bassine en cuivre-, ajoutez les fraises en morceaux, le sucre, le jus du citron et les feuilles de menthe. Tournez avec une cuillère en bois. A la première ébulition, baissez le feu et laissez mijoter une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps, préparez vos pots que vous aurez pralablement lavés et ébouillantés. La vapeur tuant les bactéries, j’ai d’ailleurs lu que vous pouviez lancer votre lave vaisselle avant de commencer à confiturer, de sorte à ce que celui-ci se termine au moment où vous avez besoin des pots. Il vous faut aussi une petite louche avec un bec verseur, c’est très pratique.

Si vous préférez la confiture sans morceaux, passez les fraises un petit coup au mixer avant la mise en pot. Retournez chaque pot. Je n’aime pas les confitures trop sucrées. Celles-ci ne se conservent pas plus de trois mois. Pour réduire encore la quantité de sucre, vous pouvez utiliser de l’agar agar, gélifiant naturel issu d’une algue japonnaise. Cléa vous explique la marche à suivre ici.

Yaourt

Les yaourts maisons sans yaourtière

Je me suis dis : pourquoi acheter une yaourtière alors qu’il est -à priori- possible de réaliser des yaourts onctueux grâce à mon four ? Sur ce coup là, je dois avouer que les conseils avisés de Culino Test  étaient les bienvenus. Douce et constante, elle doit être la chaleur. J’allume mon four acheté chez le fabriquant de meubles suédois et là, stupeur. Pas de fonction au dessous de 80°C. Petite difficulté, très vite surmontée puisque j’ai finalement décidé d’utiliser notre « vieux»  four, moins précis, mais qui lui descend bien à 35-40°C. L’aventure pouvait continuer.

Pour 8 yaourts de 125 ml

Coût : 53 centimes le yaourt à la fraise et 22 centimes le yaourt nature

Temps : 40 minutes de préparation, descente en température du lait comprise + 4 à 6 heures de prise pendant lesquelles on a le droit de faire tout autre chose ;)

Ingrédients

  • 1 litre de lait entier bio, voire même, et ce sera mon prochain test, du lait cru bio, pour que les yaourts aient encore plus de goût : 1,20 euro
  • 1 yaourt bio du commerce (qu’on s’entende bien, pas ceux au soit disant « bifidus actif» ) : 30 centimes
  • la valeur d’un pot de yaourt de lait écrémé en poudre bio (la GD en propose sous la marque Régilait) : 20 centimes
  • 20 grammes de sucre de Canne : 5 centimes
  • 250 grammes de fraises cuites réduites en purée : 2,50 euros

Préparation

 Portez le lait à ébullition dans une casserole. Retirer la casserole du feu et attendez trente à soixante minutes selon la température ambiante jusqu’à ce que le lait atteigne une température de trente sept à quarante sinq degrés. Si, comme moi, vous n’avez pas de thermomètre, plongez votre petit doigt. La chaleur doit être légèrement supérieure à celle de votre corps.

Mélangez le lait et tous les autres ingrédients avec une cuillère en bois. C’est à cet instant que j’ajoute la purée de fraises dans le lait. Versez le mélange dans des pots de yaourt en verre ou des petits tupperwares, ça marche aussi. Fermez les pots et mettez au four (oui, je sais, ça fait byzarre !) pour quatre heures minimum. Ensuite éteignez votre four. N’ouvrez pas la porte, même si la curiosité -somme toute justifiée- vous ronge, et laissez ainsi encore quatre heures de temps. Mettez ensuite les pots au réfrigérateur. La durée de conservation sera d’une dizaine de jours.

Alors, heureuse ?! Oui, même si je pense avoir un chouilla trop monté la température de mon petit four… Les yaourts étaient très pris, peut-être un petit peu trop. Quant au goût, je ne les ai pas trouvés assez onctueux. Je pense que je rajouterais peut-être deux cuillères de crème épaisse dans le lait la prochaine fois. Mais enfin, avec un petit peu de confiture de fraise, c’était franchement tout à fait acceptable !

Félicitations pour la réponse à la devinette d’hier ! Il s’agissait bien d’une courge Butternut. Je suis en train de mettre au point une petite recette de crumble et de risotto… Sinon, je viens de recevoir mon premier panier de légumes bio fraîchement récoltés à quelques kilomètres de chez moi. Je vous donne mes premières impressions dès lundi.

Parmentier patate douce canard

Ipomoea batata est son petit nom latin. Je lui trouve un goût prononcé de châtaigne et une saveur caractéristique de noisette. J’aime la patate douce parce qu’elle est censée être bon marché, même si cela ne semble pas vraiment être le cas sous nos latitudes. Comme tous les légumes importés, son prix s’affiche en tenant compte du voyage… C’est aussi un aliment riche en nutriments essentiels, consommé à l’origine par les paysans d’Amérique latine et centrale. Selon les variétés, la chair du tubercule prend des teintes blanches, orangées ou encore pourpres. La patate douce est souvent confondue avec l’igname, mais cette dernière est selon moi moins savoureuse et plus féculente. Enfin, j’ai découvert que la Chine est, de très loin, le premier producteur mondial avec plus de cent sept millions de tonnes cultivées chaque année !

Venons en au fait. Pour cette recette, je me suis librement inspirée de celle de Cyril Lignac. J’ai remplacé la pomme de terre Charlotte par la patate douce et ai rajouté de la coriandre qui se marie à merveille avec la saveur sucrée du tubercule. Un seul bémol : le timing ! Entre le canard à désosser puis à émietter et la patate douce qui prend une trentaine de minutes à cuire à la casserole -moi, j’aime bien pouvoir surveiller la cuisson de la chair ;)  Bref, si vous recevez, prévoyez un peu de marge pour ne pas être dans le jus.

Pour 4 personnes

Coût : 3,17 euros par personne tout de même…mais j’ai un faible pour les recettes à base de canard

Temps : 40 minutes de préparation + 20 minutes de cuisson

Ingrédients

  • 2-3 cuisses de confit de canard : 4,10 euros
  • 2 échalotes moyennes : 20 centimes
  • 1 bouquet de ciboulette : 1 euro
  • 1 bouquet de coriandre : 1 euro
  • 70 grammes de noisettes décortiquées : 1,05 euro
  • 1 kg de patate douce : 2,90 euros. Pour info, 5,95 euros le kilo au magasin bio
  • 1 rasade d’huile d’olive
  • 100 grammes de parmigiano reggiano : 1 euro
  • 50 cl de crème liquide fleurette : 2,30 euros
  • sel et poivre 5 baies

Préparation

Passez les patates douces sous l’eau tiède. Coupez les tubercules en deux ou trois morceaux de même grosseur pour accélerer la cuisson à la casserole. Ajoutez du gros sel et surveillez. Mettez les noisettes à sec dans une poële et faites les toaster légèrement sur feu doux en prenant soin de les retourner. Pendant ce temps, hachez finement les échalottes et la ciboulette préalablement passée sous l’eau. Efeuillez la coriandre et réservez. Mixez en petits morceaux les noisettes à l’aide d’un mini hachoir électrique.

Attaquez vous aux cuisses de canard. Et là, pas d’autres solutions que d’utiliser vos mains. Retirez tous les os et émiettez finement la chair que vous disposerez directement dans le plat de cuisson (du type plat à gratin). Mélangez les filaments de canard avec la moitié de l’échalotte ciselée et la ciboulette émincée. Préchauffez votre four à 200°C. Egouttez les patates douces. Pelez les. Ecrasez la chair à la fourchette dans une assiette creuse avec de l’huile d’olive, le reste d’échalote, les feuilles de coriandre fraîche, les noisettes, le sel et le poivre. Rectifiez l’assaisonement si besoin est. Recouvrez le canard avec cette purée. Egalisez la surface.

Préparez la crème de parmesan dans une petite casserole. Sur le feu, versez la crème et le parmesan en copeaux. A feu doux, mélangez constamment à l’aide d’une cuillère en bois et laissez épaissir. Versez la crème sur le dessus du plat et enfournez pour une vingtaine de minutes.

Vous pouvez utiliser des petits moules individuels. Auquel cas, je vous conseille de passer une lame de couteau et de démouler cinq bonnes minutes après la sortie du four.

Sans meringue… j’aime pas trop ça. Question de préférence. Pour cette recette, je me suis librement inspirée de celle, très aboutie, de Cléa. J’ai simplement modifié les proportions de la pâte sucrée et en ai profité pour ajouter de la poudre d’amande à la place d’une partie de la farine. Pour l’appareil, j’ai suivi à la lettre ses instructions. Particularité de cette recette : si on anticipe le repos de la pâte, elle est facile et rapide à réaliser. Que du bonheur je vous dis !

Tarte au citron

Pour 6 personnes

Coût : 68 centimes par personne. Et oui ! Qui a dit que la pâtisserie, c’était pas donné ;)

Temps à prévoir pour la pâte : 15 minutes de préparation + 2 heures de repos + 25 minutes de cuisson. Pour l’appareil : 15 minutes de préparation et de cuisson

Ingrédients

Pour la pâte (recette extraite du livre : Le Larousse des desserts)

  • 105 grammes de farine : 10 centimes
  • 45 grammes de sucre glace : 15 centimes
  • 1 oeuf entier : 35 centimes
  • 65 gramme de beurre : 24 centimes
  • 15 grammes de poudre d’amande : 45 centimes
  • 1 pincée de sel

Préparation

Dans une terrine, coupez le beurre en petits morceaux. Malaxez le avec une cuillère en bois pour bien l’assouplir, puis ajoutez successivement le sucre glace, la poudre d’amande, le sel, l’oeuf, et, enfin la farine en tournant chaque fois jusqu’à ce que le nouvel ingrédient soit bien incorporé. Formez rapidement une boule et enveloppez la dans du film alimentaire. Une précision qui a son importance : plus vous malaxerez la pâte une fois la farine incorporée, plus vous ferez ressortir le gluten et rendrez alors la pâte élastique, ce qui n’est pas souhaitable. J’ai laissé reposé une nuit entière au réfrigérateur, mais 2 heures sont amplement suffisantes.

Préchauffez le four à 190°C. Beurrez légèrement votre moule. Etalez la pâte avec la paume de la main dans un moule de 20-25 centimètres de diamètre. Piquez le fond avec une fourchette et posez par dessus un disque de papier sulfurisé suffisament large pour recourvrir les bords. Ajoutez des légumes secs. Baissez la température du four à 180°C et enfournez pour 25 minutes. Vérifiez la cuisson.

Ingrédients

Pour l’appareil

  • 4 citrons non traités : 1,40 euros
  • 125 grammes de sucre de Canne : 22 centimes
  • 1 cuillère à soupe de Maïzena : 10 centimes
  • 3 oeufs : 1,05 euros

Préparation

Zestez 2 citrons et pressez les 4. Versez le jus dans une casserole. Ajoutez le sucre et la maïzena délayée dans un tout petit peu d’eau. Faites fondre le sucre à feu doux. Dans le saladier, fouettez les oeufs. Toujours en fouettant, ajoutez le mélange citron-sucre, puis replacez dans la casserole. A feu vif, toujours en fouettant, faire épaissir la crème pendant quelques minutes. Versez sur le fond de pâte. Réservez au réfrigérateur au minimum 2 heures.

Les jours raccourcissent déjà mais l’été est encore bien présent. Lorsqu’il fait chaud, souvent pour le déjeuner, j’aime marier des saveurs typées et rafraîchissantes. Jusque là, rien de bien original ! Ce qui l’est un peu plus, c’est la combinaison poire et poivre cinq baies. Ce dernier accompagne d’ailleurs un grand nombre de mes plats. Par habitude et par goût. Le poivre cinq baies, c’est du poivre noir, blanc et vert, des baies roses entières, de la coriandre en graine et enfin du piment de Jamaïque. A la différence du poivre classique, celui-ci réhausse subtilement la saveur des plats sans jamais piquer le nez …

Poivre2

La première salade est donc composée de Quinoa, pamplemousse et poire. Le pomelos rose (variété star ruby si vous trouvez) fournit, soit dit en passant, autant de vitamines C qu’une orange avec deux fois moins de sucre. Choisissez le ferme et lourd, gages de qualité.

Pour 2-3 personnes

Coût :  1,26 euros par personne

Temps : 15 minutes de préparation et de cuisson

Ingrédients

  • 1 verre de quinoa  soit environ 120 grammes : 72 centimes
  • 1 pamplemousse rose : 1 euro
  • 1 poire Conférence à point : 50 centimes
  • 1 filet d’huile d’olive
  • curcuma
  • Fleur de sel et poivre 5 baies. Assaisonnement : 30 centimes

Préparation

Dans une casserole d’eau bouillante, jetez une cuillère à café de curcuma, du gros sel et versez en pluie le quinoa. Laissez cuire une dizaine de minutes selon la texture désirée. Décortiquez le pamplemousse. Enlevez bien toutes les peaux blanches et l’enveloppe. Réservez et faites refroidir le quinoa. Coupez la poire en cube. Associez les différents ingrédients dans un bol et ajoutez un filet d’huile d’olive, de la fleur de sel et du poivre cinq baies.

 Entrée rafraichissante

On continue en douceur avec mon tube de l’été à moi que je mange, je dois l’avouer, au moins une fois par semaine, sans jamais encore m’en être lassée. J’ai nommé la traditionnelle salade aux couleurs de l’Italie composée de Tomates, concombre, feta et olives noires.

Salade d'été 3

Pour 2-3 personnes

Coût :  1,20 euros par personne

Temps : 10 minutes de préparation

Ingrédients

  • 1 concombre : 1 euro
  • 1 tomate grappa ou encore plus goûteuse, mais plus chère, Noire de Crimée ou Cornu des Andes : 10 centimes
  • 1 morceau généreux de feta : 80 centimes
  • 5 olives noires à la Grecque bien mûres et dénoyautées. J’utilise une marque qu’on trouve facilement dans la grande distribution : Tramier. Elles sont produites au Maroc. 10 centimes
  • 1 filet d’huile d’olive
  • 1 petit filet de vinaigre balsamique
  • Fleur de sel et poivre 5 baies
  • Quelques feuilles de Basilic
  • Graines de sésames. Assaisonnement : 50 centimes

Préparation

Epluchez et épépinez le concombre. Coupez le en petits morceaux. Lavez et couper la tomate. Ajoutez les dés de féta, ainsi que les olives noires que je prends soin de recouper. Versez un filet d’huile d’olive et de vinaigre balsamique, la fleur de sel et le poivre. Mélangez. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si besoin est. Parsemez de graines de sésame et de basilic.

Demain, c’est vendredi, et le vendredi, ne me demandez pas pourquoi, mais c’est place au sucré…sans doute en prévision du dimanche soir qui précède le retour au travail…même si, en ce qui me concerne, j’ai la chance de pouvoir temporairement cassé cette routine ;)  Alors, une tarte au citron, ça vous tente ?!

Omelette

Je ne vais pas vous mentir ; il y a des soirs de grande lassitude culinaire. Je tourne en rond dans ma petite cuisine, j’ouvre le frigo, je regarde du côté du placard à épices… Rien. Pas une ombre d’inspiration. L’Homme bien aimé est rentré. Il est affamé et débute une série de vas et viens incessants en direction du réfrigérateur. Il est grand temps d’agir. Hop, hop, hop… Une poêle, des oeufs et un fouet me seront nécessaires pour sortir de l’impasse… Ce ne sera pas la cuisine des grands soirs, et alors ?!

Pour 2 personnes

Coût : 1,50 euros par personne

Temps : 15 minutes de préparation et de cuisson

Ingrédients

  • 1 gros oignon rouge : 20 centimes
  • 4 oeufs bio : 1,40 euros
  • 1 tomate : 10 centimes
  • 1 morceau généreux de feta : 80 centimes 
  • 1 cuillère à soupe de vin blanc
  • 1 pincée de sucre de Canne
  • coriandre fraîche
  • sel, poivre 5 baies. Assaisonnement : 50 centimes

Préparation

Emincez finement l’oignon rouge. Le faire revenir dans une poêle avec un petit filet d’huile d’olive. Ajoutez la tomate coupée en morceaux et préalablement lavée. Faites caraméliser le tout pendant une bonne dizaine de minutes avec une pincée de sucre. Ajoutez une rasade de vin blanc en cours de cuisson. Salez et poivrez

Battez les oeufs en omelette avec une petite pincée de sel en oxygénant le mélange avec un fouet manuel dans un récipient assez grand . Vous devez obtenir des oeufs battus mousseux. Ajoutez ce mélange aux oignons. Parsemez de morceaux de feta. Homogénéisez l’ensemble avec une cuillère en bois en remuant. Laissez cuire à feu doux en prenant soin de « trouer»  l’omelette aux endroits où la cuisson est plus lente.

Laissez cuire plus ou moins longtemps selon vos goûts. Ciselez un peu de coriandre sur le dessus. Servez avec une salade verte vinaigrée. Morale de l’histoire : j’essaye toujours d’avoir à disposition dans ma cuisine un certain nombre de produits de base. Les soirs où l’inspiration ne vient pas, cela me permet d’improviser un plat en associant ça et là quelques produits faits pour s’entendre…

Glace amande

J’y pensais depuis un certain temps mais je ne m’étais jamais lancée. Je n’avais pas de turbine. C’était devenu mon argument rassurant. Et puis, l’autre après-midi, j’ai ouvert le livre de pâtisserie du grand Pierre. Pierre Hermé. En lisant  la recette de « la glace aux amandes» , je me suis dit que finalement ça devait être possible sans grosse machine. C’est assez excitant de réaliser une crème glacée. Je ne saurai pas vraiment vous expliquer pourquoi. Sans doute cela est-il dû au petit côté magique de l’opération. N’ayant pas de lait entier, j’ai ajouté à mon lait demi-écrémé quelques décilitres de crème de noix de coco ainsi qu’un peu de crème d’amande.

Pour 4 personnes (1/2 litre de glace)

Coût : 1,035 euros par personne

Temps : 20 minutes de préparation + 1 nuit au congélateur

Ingrédients

  • 35 grammes d’amandes douces : 1,20 euros
  • 25 cl de lait 1/2 écrémé : 29 centimes
  • 100 ml de crème de noix de coco soit 1/2 briquette : 75 centimes
  • 1 cuillère à café de purée d’amandes blanches Jean Hervé : 10 centimes
  • 2 jaunes d’oeufs : 70 centimes
  • 60 grammes de sucre semoule : 10 centimes
  • 1 gousse de vanille fendue et grattée : 1 euro

Préparation

Faites légèrement torréfier les amandes à la poêle en prenant soin de remuer régulièrement. Hachez les finement sur une planche. Très fin si vous n’aimez pas les petits morceaux croquants dans la glace.

Faites chauffez le lait 1/2 écrémé dans lequel vous ajoutez la crème de coco et la cuillère de purée d’amandes. Délayez le tout au fouet manuel sur le feu. Amenez la préparation à ébulition. Ajoutez les amandes hachées. Mélangez et retirez du feu.

Dans une casserole, fouettez légèrement les jaunes d’oeufs avec le sucre puis versez dessus le lait aux amandes et à la noix de coco. Remettez la casserole sur le feu jusqu’à ce que la préparation soit bien homogène en fouettant toujours. Grattez la gousse de vanille et laissez la infuser dans la préparation 30 minutes hors du feu.

Mettez à glacer – idéalement dans un moule à glace en inox - sur une surface plane. Au bout d’une heure trente, ressortez la crème et homogénéisez le tout en remuant avec une cuillère. Même opération 1 heure plus tard. Enfin, laissez prendre la crème une nuit entière. Prenez soin de sortir la crème glacée du congélateur 10 minutes avant dégustation.

Gaspacho

Il fait chaud, très chaud. Rien de tel qu’un gaspacho bien frais. Et puis, à défaut d’être partie à l’étranger cet été, j’ai au moins un peu l’impression d’être en Espagne.  À l’origine, le gazpacho andalou est un plat pauvre de paysans. Ils récupèraient le pain sec de la veille pour le malaxer au mortier avec du vinaigre, des fruits secs et de l’ail. Pas grand chose à voir avec celui dégusté aujourd’hui sur la Costa del Sol. C’est parce qu’il est devenu rouge entre temps. Grâce à la tomate arrivée à Séville au XVIème siècle. Point de mie de pain dans mon gaspacho mais une belle texture tout de même. Pour cette recette, je me suis inspirée de celle proposée par le restaurant étoilé l’Ambroisie.

Pour 4 personnes

Coût : 1,35 euros par personne

Temps : 15 minutes de préparation + 2 heures au réfrigérateur

Ingrédients

  • 1 bouquet de basilic : 1 euro
  • 1 kilo de tomates grappe : 1,75 euros
  • 1/2 concombre : 50 centimes
  • 1 poivron rouge : 30 centimes
  • 1 jaune d’oeuf bio : 35 centimes
  • 1 petit oignon blanc
  • 1 petite gousse d’ail ou 1/2 si elle est grosse
  • 1 dl de vinaigre de Xérès
  • 2 dl d’huile d’olive
  • 1 morceau de sucre de canne
  • sel & poivre 5 baies. Assaisonnement : 1,50 euro

Préparation

Epluchez et épépinez le concombre et le poivron. Enlevez bien la petite peau blanche qui donnerait de l’amertume. Coupez tout les légumes en cubes moyens et mettez les dans un saladier avec le vinaigre et l’huile d’olive ainsi que l’oignon blanc, la gousse d’ail écrasée, le sel, le poivre, le morceau de sucre et le basilic. Mélangez, couvrez et laissez reposer le tout 2 heures minimum au réfrigérateur.
Mixez le tout pendant dix bonnes minutes, idéalement au blender. N’en possédant pas, j’ai utilisé mon mixer plongeant. Petit conseil : la qualité de la texture finale dépend du temps que vous aurez passé à mixer. J’en avais plein les oreilles, mais j’ai persévéré. A ce stade, les pépins de la tomate ne sont plus censés être perceptibes au palais. Si vous avez un chinois, c’est le moment de le sortir.
Dans un saladier mettez le jaune d’oeuf ainsi qu’une bonne louche du mélange et montez au fouet comme une mayonnaise avec une bonne rasade d’huile d’olive. Incorporez à l’aide du mixeur le reste du gaspacho. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement. Résevez au frais.

Idéalement, pour casser l’acidité de la tomate, vous pouvez remplacer le morceau de sucre par de la pastèque, mais à 4,50 euros du kilo, je passe mon tour. Je résume. Il fait chaud, le but était de réaliser une petite entrée rafraîchissante… jusqu’à ce que mon homme me dise au moment de la dégustation :  « Ce serait bon, chaud, sur des pâtes … non ?!!»  Pfff…

Velouté

Ca n’a échappé à personne, c’est la pleine saison des courgettes. Pour celles et ceux qui en ont dans leur jardin, rien de plus facile. Pour les autres, dont je fais partie, les marchés en proposent à 1 euro du kilo. A mon avis, on peut en trouver encore moins cher dans le sud de la France. C’est le moment d’en profiter et de dire merci aux italiens. Au XVIIIème siècle, ce sont eux qui découvrent sur leurs terres une variété de courge brillante et aqueuse. Ils décident de la consommer avant sa pleine maturité et apprécient le goût de cette » zucchina»  tout juste baptisée. En Amérique du Sud, cela faisait bien longtemps que les Indiens la cultivaient. Ils tentaient même déjà d’en améliorer les qualités en sélectionnant certains spécimens …

Pour 4-5 personnes

Coût : 1,025 euros par personne

Temps : 20 minutes de préparation

Ingrédients

  • 2 kilos de courgettes : 2 euros
  • 1 poireau nouveau : 1 euro
  • 2 échalotes : 20 centimes
  • 1 oignon blanc : 20 centimes
  • 2 gousses d’ail : 10 centimes
  • 1 cc de gingembre moulu : 10 centimes
  • 1 tablette de bouillon de légumes BIO : 20 centimes
  • Sel et poivre 5 baies
  • 1 filet d’huile d’olive
  • 1 trait de crème fleurette : assaisonnement : 30 centimes

Préparation

Dans une poêle, verser un filet d’huile d’olive. Ajoutez le poireau, l’oignon, les échalotes et les gousses d’ail émincés. Faites revenir à feu moyen en remuant de temps à autre pendant 5 minutes. Ajoutez le gingembre. La quantité est difficile à préciser ; cela dépendra de votre goût. L’épice doit chauffer quelques minutes à feu moyen pour en exhaler tous les parfums.

Epluchez les courgettes. Vous pouvez conserver la peau une rangée sur deux ; la couleur du velouté n’en sera que plus verte. Les passer sous l’eau. Les couper en morceaux moyens et les ajouter dans la poêle. Salez et poivrez. Augmentez le feu et mélangez de temps à autre pendant 5 autres minutes. Ajoutez le cube de bouillon de légumes et 400 mililitres d’eau. Couvrir et laissez mijoter 5 autres bonnes minutes.

Mixez votre préparation au blender ou au mixer plongeant. Goûtez et rectifiez l’assaisonnement si besoin est. Vous devez obtenir une texture velouté. Selon sa grosseur, la courgette aura rendu plus ou moins d’eau. Si vous obtenez une préparation trop épaisse ; rajoutez un peu de lait ; au contraire si elle est trop liquide ; faites réduire le tout à découvert sur le feu. Au dernier moment, ajoutez un trait généreux de crème fleurette. Donner un dernier coup de mixeur. C’est prêt.

Ce velouté se déguste tiède ou glacé. A 30 Kcal les 100 grammes, il n’y a vraiment pas de quoi s’en priver. Qui a dit que bien manger c’était compliqué ?!