Je n’irai pas quatre chemins. Les bayonnais ont le sens de la fête. Ils le démontrent allègrement chaque dernier week-end de juillet à l’occasion des Fêtes. Quatre jours d’intense folie durant lesquels on mange, on boit, on chante -en basque forcément- et on dort un peu quand même. Le Roi de la fête, c’est Léon -une marionnette géante articulée- qui se réveille uniquement après avoir entendu les 12 coups de midi du fronton de la mairie accompagnés par les ovations des bambins venus spécialement assistés au réveil du Roi [un peu fainéant le Roi quand même]… Bayonne, fortifiée par Vauban, est une très belle ville. Nous avons goûté des spécialités basques savoureuses, mais je dois dire que le plat qui a le plus retenu mon attention est celui qui a été mitonné avec amour par nos hôtes H. et L. , j’ai nommé le Rougail saucisses !
Le Rougail saucisses
Préparation : 30 minutes
Cuisson : 40 minutes
Coût : bon marché
Pour 6-8 personnes
Ingrédients
- 1 kilo de saucisses fumées créoles (disponibles dans les Epiceries asiatiques
- 4 gros oignons
- 1 bouquet de thym
- 2 CS bombées de curcuma
- 4 pincées de gingembre
- 1/4 de piment vietnamien ou à défaut utilisez du piment d’Espelette (forcément en plus grande quantité)
- 5 gousses d’ail
- 1 litre de concassé de tomates fraîches
Préparation
Coupez la saucisse en morceaux. Émincez les oignons et réservez-les. Faites revenir les saucisses à sec dans une cocotte afin de faire sortir le gras. Ajoutez le curcuma. Faites revenir encore et encore en prenant soin de mélanger. Ajoutez le gingembre, le piment coupé en petit bout , l’ail et les oignons. Faites revenir le tout quelques minutes. Versez le concassé de tomates et recouvrez d’eau chaude. Couvrez et laissez mijoter une trentaine de minutes à feu doux. Le plat est cuit lorsque la consistance devient rouge et pâteuse. Laissez reposer. Pendant ce temps, préparez du riz blanc que vous servirez en accompagnement.
Voilà. Je suis fan. Séduite parce que c ‘est un plat plein de saveurs, mitonné en cocotte, qui transporte loin… Il rentre donc le plus naturellement du monde dans la catégorie des plats « à refaire» . Nous nous sommes aussi régalés avec le foie gras maison sans oublier la tarte basque, la tomme pure brebis, les moules à l’escabèche, le parmentier de canard, et les fameuses galettes de maïs à la ventrèche, le tout arrosé d’Irouleguy ! Et bien, vous savez quoi ? On retournera au pays basque ; il n’y a rien à dire, ils savent recevoir
Le 13 août 2010 à 19 h 01 min
attends de goûter ça sous le soleil réunionnais
Le 13 août 2010 à 22 h 17 min
@AL : ah oui c’est sûr ça doit décupler les saveurs…
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