« Il faut rouler les boulettes dans la farine puis dans le blanc d’œuf pour qu’elles se tiennent ; c’est ça le secret…»
Dimanche dernier nous avons déjeuné chez D. ma charmante voisine. Elle nous avait dit : « les jeunes, je vous ferai un couscous» . Nous on aime bien le couscous. Le jour J, elle nous a accueilli avec le sourire, en musique et en djellaba, comme là bas avant de nous expliquer qu’elle avait vécu dix années en Tunisie et que, forcément, elle était imprégnée de cette merveilleuse culture culinaire pour toute sa vie… Déjà, il y a eu la kemia…ça n’a l’air de rien, les poivrons marinés à l’huile d’olive, les supions à l’ail et autres olives, encore faut-il s’y prendre un chouilla à l’avance pour les réussir…
C’est une fois à table, au moment de goûter aux boulettes, que je me suis jurée que je ne repartirai pas de chez D. sans la recette. Et lorsque D. nous a expliqué qu’elle tenait cette recette de sa mère et que c’était un savoir faire transmis de génération en génération, je me suis dit que ça ne serait peut être pas si facile d’amadouer D. Non, parce que j’en connais moi des personnes, -que dis-je des amies- qui vous soutiennent droit dans les yeux que leur recette de faisselle est transmise de mère en fille, et que même sous la pire des tortures, elles ne lâcheront pas le moindre petit indice, et pour la divine astuce qui fait toute la différence, je peux toujours courir, ça ne me fera pas de mal…
C’est le lendemain par mail que j’ai eu droit à la recette rédigée de D. Comme souvent, rien de très compliqué, encore fallait-il connaître les tours de main et j’avoue que le coup du pain rassi et du blanc d’œuf mélangé à l’huile d’olive, même si c’est du bon sens, je n’y aurai pas pensé…. La recette originelle de boulettes de D. est à base de bœuf, mais comme il me restait de l’agneau à la cuillère, j’ai quelque peu transformé la boulette d’origine. Au final, au lieu de l’accompagner de graine de couscous et comme nous adorons la pasta ici-même, j’avoue avoir un peu italianisé le tout. N’empêche, à travers les âges, la boulette a une belle histoire…
Pour 6 gourmands
Coût : 1,30 euros par personne
Ingrédients
- 500g de viande de bœuf hachée [ou d'agneau comme sur la photo] : 6,50 euros
- ¼ de baguette de pain rassi : 25 centimes
- 2 gousses d’ail finement coupées : 5 centimes
- 4/5 branches de persil ou de coriandre hachées : 30 centimes
- 2 jaunes d’œufs : 70 centimes
- 2 blancs d’œufs
- sel, poivre
- cumin et cannelle
- huile d’olive
Préparation
Mettre le pain à ramollir dans l’eau froide. Une fois ramolli, retirer l’excédent d’eau en le serrant fortement dans la main. Mélanger viande, jaunes d’œufs, pain et assaisonnement. Confectionner des petites boulettes en les roulant entre les deux mains. Les rouler dans la farine puis dans les blancs d’œufs préalablement battus avec un peu d’huile d’olive.
Faire frire les boulettes dans de l’huile d’olive, bien surveiller la cuisson pour ne pas qu’elles attachent. Sitôt bien dorées les réserver dans une casserole. On pourra ensuite terminer la cuisson des boulettes dans une sauce de couscous ou dans un coulis de tomates pour servir avec du riz ou des pâtes (1/2 h environ)
Photo : Daniel
Épilogue : nous avons terminé ce festin comme il se doit avec un thé à la menthe et des pignons grillés. D. est une hôte exceptionnelle qui a su nous transporter avec enchantement et malice
Le 12 mars 2010 à 14 h 10 min
d’habitude, je ne prends pas le temps de commenter mais juste celui de lire… mais là tu vois, avec le sourire au bout des lèvres, je peux te dire, voire même te redire que la recette non tu ne l’auras pas mais ce WE tu auras la chance d’en déguster
))) bises
Le 13 mars 2010 à 0 h 41 min
@Galinette : un jour viendra où mon filleul d’amour me lâchera bien la recette
Pour la dégustation de ce we, y’a pas à dire on est des veinards…
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