Coût de fourchette
Le goût a-t-il forcément un coût ?

The vert

The vert 2

La Fleur de Thé est issue d´une longue tradition chinoise de la province du Fujian (sud-est de la Chine). Entièrement fabriquée à la main et naturelle, elle se présente sous forme d´une boule de thé vert, renfermant une fleur séchée (Jasmin, Lys, amarante, Souci). Quand vous la mettez dans l’eau chaude, la fleur de thé « s’épanouit»  libérant la fleur pour devenir une boisson belle à regarder et délicieuse à déguster. Saveur thé vert de Chine Pêche rouge pour ces fleurs de thé offertes par mon amie AL.

pasta alla putanesca

Si on écoute les italiens, il paraît qu’au sein même de la patrie de la pasta, personne n’est jamais d’accord quand il s’agit de marier telle forme à telle sauce. D’une manière générale, il est courant d’associer les pâtes longues et fines à une sauce plutôt légère et peu épaisse. Inversement, les tubes longs ou courts sont mariés à une sauce davantage mijotée, plus dense… Inspirées des coquillages, les «conchiglie» sont dotées de délicates rainures et d’une forme quasi sculpturale. Les courbes, alliées à cette cavité secrète, permettent de retenir à la perfection les sauces comme celle-ci à base d’une très bonne huile d’olive vierge…

Pour 2-3 personnes

Coût : 1,23 euros par personne

Ingrédients

  • 250 grammes de conchiglie Barilla : 85 centimes
  • 2 poivrons rouges (il s’agissait d’une conserve maison)
  • 1 gros oignon : 5 centimes
  • 2 CS de purée de tomates Heinz* : 20 centimes
  • 10 olives noires dénoyautées : 30 centimes
  • 10 câpres : 10 centimes
  • 1 gousse d’ail
  • huile d’olive vierge Oliva Real, Portugal (c’est un cadeau)
  • parmesan : 95 centimes

Préparation

Dans un grand faitout, faites chauffer une grande quantité d’eau salée avec une feuille de laurier et un filet d’une huile d’olive basique. Lorsqu’elle bout, faites cuire les pâtes al dente.

Dans un pilon, écrasez et mélangez les olives dénoyautées, les câpres et la gousse d’ail avec un filet d’huile d’olive vierge.

Dans une sauteuse, faites revenir les oignons émincés dans un peu d’huile d’olive. Ajoutez ensuite le coulis de tomate, une pincée de sucre et laissez mijoter à feu doux. Lorsque les pâtes sont cuites, versez-les dans la sauteuse avec une cuillère à soupe d’eau de cuisson. Ajoutez la préparation à base d’olives, les poivrons rouges marinés (ou du piment si vous préférez). Mélangez bien en arrosant le tout d’un dernier filet d’huile d’olive et d’un peu de poivre 5 baies. Servez bien chaud avec du parmesan.

*Heinz, le coulis de tomates : un produit vendu en grande surface qui vaut le détour : Tomates (220 grammes pour 100 grammes de coulis), sel. Oui point. Pas de colorant artificiel, ni d’arôme ou de conservateur.

Bugnes3

La veille de mardi gras, j’observais Madeleine préparer la pâte à bugnes en deux temps, trois mouvements. Elle connaissait sa partition par cœur. Chaque ingrédient était minutieusement pesé. Les gestes étaient précis et le souffle régulier. Auparavant, elle avait pris soin de délayer dans un peu d’eau tiède le cube de levure fraîche acheté à la boulangerie. De patience je devais ensuite faire preuve pendant le repos forcé de la pâte. Je tournais en rond, fixait la pendule. L’attente m’était insupportable. Au bout de quelques heures, c’était la délivrance. Le moment d’étaler cette pâte souple et odorante et de former des rectangles avec l’antique et non moins efficace roulette en bois dentelée patinée par le temps. Mais déjà l’huile chaude sifflait sur la flamme et allait très vite engloutir les limbes de pâte sous un flot de bulles irrégulières…

Ingrédients

  • 300g de farine : 15 centimes
  • 50g de sucre : 25 centimes
  • 1 pincée de sel
  • 20g de levure en cube dissoute dans un peu d’eau tiède : 1 euro
  • 3 oeufs : 1,05 euros
  • 1 CC d’eau de fleur d’oranger
  • 120g de beurre : 95 centimes

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Préparation

Mélangez les ingrédients à l’aide d’un robot ou à défaut à la main comme pour une pâte à brioche
Laissez reposer la pâte à bugnes deux heures minimum.
Étalez la pâte et faites des losanges ou des rectangles de 7 cm de long environ à l’aide d’une roulette dentelée ou d’un couteau et incisez la bugnes au milieu pour faire une entaille. Passez une des extrémités dans l’entaille pour faire un nœud. Chauffez l’huile et faites cuire les bugnes rapidement car elles colorent vite. Égouttez les bugnes sur du papier absorbant, attendre qu’elles refroidissent un peu…

Epilogue : L’ultime étape avant la dégustation consistait à entourer les bugnes d’un nuage de sucre glace plus ou moins intense selon les goûts…

Origine de la bugne lyonnaise : Longtemps confectionnées sans parfum – car justement destinées à être consommées durant le Carême – elles constituaient seulement en un mélange d’eau, de farine et de levure de bière, que l’on jetait dans la friture avant de saupoudrer de sucre. A la fin du 19ème siècle, les bugnes s’épaississent de beurre et d’œuf.

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PS : j’ai déjà distribué une bonne partie des bugnes à mon entourage au moment d’écrire cet article et ne suis donc plus en mesure de vous dire combien j’en ai fais… je dirais une cinquantaine… soit 0,068 euros la bugne

PS2 du 1er Mars, de retour de week-end : j’ai gouté les bugnes de Madeleine, cru 2010. Cette dernière a encore affiné sa recette. Je trouvais que mes bugnes manquaient de densité ; là j’ai été conquise. Les ingrédients :

  • 500 grammes de farine
  • 50 grammes de sucre
  • 5 oeufs
  • 20 grammes de levure en cube
  • 150 grammes de beurre mou
  • 1 zeste de citron ou eau de fleur d’oranger selon les goûts

Le petit secret : délayer la levure de boulanger – avec le sel – dans un petit peu d’eau tiède.

Légumes rôtis 2

Que du beau monde !

Étaient au RDV parfaitement huilés ce soir là dans ma cuisine pour passer sous le gril : les carottes, l’ail en chemise, les pommes de terre tout juste sorties du panier bio, de timides petits navets et de la courge butternut galvanisée par sa récente notoriété. Secondé par l’oignon rouge et les herbes aromatiques toutes fraîches, Mister Chorizo a très vite donné le ton de la soirée en faisant chauffer tout ce petit monde avant la montée en température…

Pour 6 personnes

Coût : 1,47 euro par personne

Ingrédients

  • 6 pommes de terre moyennes à chair fermes (Charlotte, Roseval…) : 1,20 euros
  • 1 gros oignon rouge : 40 centimes
  • 6 carottes : 60 centimes
  • 6 gousses d’ail : 15 centimes
  • 3 navets : 90 centimes
  • 1 courge butternut moyenne : 3,60 euros
  • 1 CC de miel
  • 2 CS d’huile d’olive
  • 1 CS de vinaigre balsamique
  • 1 beau morceau de chorizo fort : 1,20 euro
  • Coriandre et / ou cerfeuil : 80 centimes
  • Sel, poivre, 5 baies

Préparation

Préchauffez votre four à 200°C. Sortez le lèche-frites [vous savez, sinon, on l'oublie et il est brûlant au moment où on en a besoin...]. Épluchez vos légumes. Passez-les sous un filet d’eau si besoin est. Essuyez-les soigneusement. Coupez-les sur le lèche-frites. Enrobez-les d’huile d’olive, miel et vinaigre, sel (en petite quantité, le chorizo étant salé) et poivre. Mélangez bien. Coupez le chorizo en petits morceaux que vous ajoutez aux légumes. Parsemez d’herbes aromatiques et enfournez pour une trentaine de minutes. Mélangez à mi-cuisson.

Legumes rôtis 1

« Le légume le plus modeste ramasse en lui l’aventure du monde…» 

Citation extraite de la Fabuleuse histoire des légumes, par Evelyne Bloch-Dano chez Grasset