Coût de fourchette
Le goût a-t-il forcément un coût ?

Dimanche dernier, en faisant le marché, j’ai eu l’opportunité d’acheter un kilo de fraises Charlotte pour cinq euros. Plutôt correct pour le coin. Je n’avais encore jamais confiturer. Vous savez ce que c’est… La famille, les amis, les voisins…ils confiturent tous. Et ils sont tellement heureux de pouvoir offrir un de ces pots colorés et parfumés, que vous acceptez avec malice. Et puis vient le jour où vous vous sentez  prête pour confiturer à votre tour.

 Confituresfraises

La confiture de fraises à la menthe

Pour 4 pots moyens

Coût : 1,56 euro par pot contre 2,10 en grande surface

Temps : 40 minutes

Ingrédients

  • 1 kilo de fraises de saison : 5 euros
  • 500 grammes de sucre : 90 centimes
  • 20 grammes de feuilles de menthe fraîches  : 20 centimes
  • 1 jus de citron : 20 centimes

Préparation

Passez les fraises sous un filet d’eau. Equettez les et coupez les en deux selon la grosseur du fruit. Dans une sauteuse -à défaut de bassine en cuivre-, ajoutez les fraises en morceaux, le sucre, le jus du citron et les feuilles de menthe. Tournez avec une cuillère en bois. A la première ébulition, baissez le feu et laissez mijoter une vingtaine de minutes.

Pendant ce temps, préparez vos pots que vous aurez pralablement lavés et ébouillantés. La vapeur tuant les bactéries, j’ai d’ailleurs lu que vous pouviez lancer votre lave vaisselle avant de commencer à confiturer, de sorte à ce que celui-ci se termine au moment où vous avez besoin des pots. Il vous faut aussi une petite louche avec un bec verseur, c’est très pratique.

Si vous préférez la confiture sans morceaux, passez les fraises un petit coup au mixer avant la mise en pot. Retournez chaque pot. Je n’aime pas les confitures trop sucrées. Celles-ci ne se conservent pas plus de trois mois. Pour réduire encore la quantité de sucre, vous pouvez utiliser de l’agar agar, gélifiant naturel issu d’une algue japonnaise. Cléa vous explique la marche à suivre ici.

Yaourt

Les yaourts maisons sans yaourtière

Je me suis dis : pourquoi acheter une yaourtière alors qu’il est -à priori- possible de réaliser des yaourts onctueux grâce à mon four ? Sur ce coup là, je dois avouer que les conseils avisés de Culino Test  étaient les bienvenus. Douce et constante, elle doit être la chaleur. J’allume mon four acheté chez le fabriquant de meubles suédois et là, stupeur. Pas de fonction au dessous de 80°C. Petite difficulté, très vite surmontée puisque j’ai finalement décidé d’utiliser notre « vieux»  four, moins précis, mais qui lui descend bien à 35-40°C. L’aventure pouvait continuer.

Pour 8 yaourts de 125 ml

Coût : 53 centimes le yaourt à la fraise et 22 centimes le yaourt nature

Temps : 40 minutes de préparation, descente en température du lait comprise + 4 à 6 heures de prise pendant lesquelles on a le droit de faire tout autre chose ;)

Ingrédients

  • 1 litre de lait entier bio, voire même, et ce sera mon prochain test, du lait cru bio, pour que les yaourts aient encore plus de goût : 1,20 euro
  • 1 yaourt bio du commerce (qu’on s’entende bien, pas ceux au soit disant « bifidus actif» ) : 30 centimes
  • la valeur d’un pot de yaourt de lait écrémé en poudre bio (la GD en propose sous la marque Régilait) : 20 centimes
  • 20 grammes de sucre de Canne : 5 centimes
  • 250 grammes de fraises cuites réduites en purée : 2,50 euros

Préparation

 Portez le lait à ébullition dans une casserole. Retirer la casserole du feu et attendez trente à soixante minutes selon la température ambiante jusqu’à ce que le lait atteigne une température de trente sept à quarante sinq degrés. Si, comme moi, vous n’avez pas de thermomètre, plongez votre petit doigt. La chaleur doit être légèrement supérieure à celle de votre corps.

Mélangez le lait et tous les autres ingrédients avec une cuillère en bois. C’est à cet instant que j’ajoute la purée de fraises dans le lait. Versez le mélange dans des pots de yaourt en verre ou des petits tupperwares, ça marche aussi. Fermez les pots et mettez au four (oui, je sais, ça fait byzarre !) pour quatre heures minimum. Ensuite éteignez votre four. N’ouvrez pas la porte, même si la curiosité -somme toute justifiée- vous ronge, et laissez ainsi encore quatre heures de temps. Mettez ensuite les pots au réfrigérateur. La durée de conservation sera d’une dizaine de jours.

Alors, heureuse ?! Oui, même si je pense avoir un chouilla trop monté la température de mon petit four… Les yaourts étaient très pris, peut-être un petit peu trop. Quant au goût, je ne les ai pas trouvés assez onctueux. Je pense que je rajouterais peut-être deux cuillères de crème épaisse dans le lait la prochaine fois. Mais enfin, avec un petit peu de confiture de fraise, c’était franchement tout à fait acceptable !

Félicitations pour la réponse à la devinette d’hier ! Il s’agissait bien d’une courge Butternut. Je suis en train de mettre au point une petite recette de crumble et de risotto… Sinon, je viens de recevoir mon premier panier de légumes bio fraîchement récoltés à quelques kilomètres de chez moi. Je vous donne mes premières impressions dès lundi.

Devinette

En général, les bloggeuses aiment bien les devinettes. Anne en fait régulièrement chez Papilles et Pupilles pour mon plus grand plaisir. Je vous aide un peu pour celle ci qui n’est vraiment pas difficile ;)   

Mon premier n’a pas grand chose en commun avec le dernier téléphone high tech Bang-Olufsen, quoique. Mon second est souvent comparé à une » noix de beurre» . Enfin, il faut le conserver quelques jours après sa cueillette pour que son goût s’affine. Vous avez une idée ?!

Demain, retour en cuisine et place à une déclinaison autour des dernières Charlotte. La fraise, pas la pomme de terre. Au programme : confiture et yaourts maison. Sans yaourtière, sinon ce serait trop facile…

Parmentier patate douce canard

Ipomoea batata est son petit nom latin. Je lui trouve un goût prononcé de châtaigne et une saveur caractéristique de noisette. J’aime la patate douce parce qu’elle est censée être bon marché, même si cela ne semble pas vraiment être le cas sous nos latitudes. Comme tous les légumes importés, son prix s’affiche en tenant compte du voyage… C’est aussi un aliment riche en nutriments essentiels, consommé à l’origine par les paysans d’Amérique latine et centrale. Selon les variétés, la chair du tubercule prend des teintes blanches, orangées ou encore pourpres. La patate douce est souvent confondue avec l’igname, mais cette dernière est selon moi moins savoureuse et plus féculente. Enfin, j’ai découvert que la Chine est, de très loin, le premier producteur mondial avec plus de cent sept millions de tonnes cultivées chaque année !

Venons en au fait. Pour cette recette, je me suis librement inspirée de celle de Cyril Lignac. J’ai remplacé la pomme de terre Charlotte par la patate douce et ai rajouté de la coriandre qui se marie à merveille avec la saveur sucrée du tubercule. Un seul bémol : le timing ! Entre le canard à désosser puis à émietter et la patate douce qui prend une trentaine de minutes à cuire à la casserole -moi, j’aime bien pouvoir surveiller la cuisson de la chair ;)  Bref, si vous recevez, prévoyez un peu de marge pour ne pas être dans le jus.

Pour 4 personnes

Coût : 3,17 euros par personne tout de même…mais j’ai un faible pour les recettes à base de canard

Temps : 40 minutes de préparation + 20 minutes de cuisson

Ingrédients

  • 2-3 cuisses de confit de canard : 4,10 euros
  • 2 échalotes moyennes : 20 centimes
  • 1 bouquet de ciboulette : 1 euro
  • 1 bouquet de coriandre : 1 euro
  • 70 grammes de noisettes décortiquées : 1,05 euro
  • 1 kg de patate douce : 2,90 euros. Pour info, 5,95 euros le kilo au magasin bio
  • 1 rasade d’huile d’olive
  • 100 grammes de parmigiano reggiano : 1 euro
  • 50 cl de crème liquide fleurette : 2,30 euros
  • sel et poivre 5 baies

Préparation

Passez les patates douces sous l’eau tiède. Coupez les tubercules en deux ou trois morceaux de même grosseur pour accélerer la cuisson à la casserole. Ajoutez du gros sel et surveillez. Mettez les noisettes à sec dans une poële et faites les toaster légèrement sur feu doux en prenant soin de les retourner. Pendant ce temps, hachez finement les échalottes et la ciboulette préalablement passée sous l’eau. Efeuillez la coriandre et réservez. Mixez en petits morceaux les noisettes à l’aide d’un mini hachoir électrique.

Attaquez vous aux cuisses de canard. Et là, pas d’autres solutions que d’utiliser vos mains. Retirez tous les os et émiettez finement la chair que vous disposerez directement dans le plat de cuisson (du type plat à gratin). Mélangez les filaments de canard avec la moitié de l’échalotte ciselée et la ciboulette émincée. Préchauffez votre four à 200°C. Egouttez les patates douces. Pelez les. Ecrasez la chair à la fourchette dans une assiette creuse avec de l’huile d’olive, le reste d’échalote, les feuilles de coriandre fraîche, les noisettes, le sel et le poivre. Rectifiez l’assaisonement si besoin est. Recouvrez le canard avec cette purée. Egalisez la surface.

Préparez la crème de parmesan dans une petite casserole. Sur le feu, versez la crème et le parmesan en copeaux. A feu doux, mélangez constamment à l’aide d’une cuillère en bois et laissez épaissir. Versez la crème sur le dessus du plat et enfournez pour une vingtaine de minutes.

Vous pouvez utiliser des petits moules individuels. Auquel cas, je vous conseille de passer une lame de couteau et de démouler cinq bonnes minutes après la sortie du four.