
Julie and Julia, le film. Nous y sommes allés le week-end dernier. A cette occasion -et puisqu’il faut bien manger trois fois pas jour- j’ai pu tester une nouvelle formule de wok à emporter dans cette très très grande galerie commerciale, de celle sur plusieurs étages qui donne le tourni. Ludique et plutôt correct niveau goût et niveau prix, je vous en reparlerai.
Le film est tout entier dédié à la pratique assidue de la cuisine. Meryl Streep, extravagante et facécieuse, campe une Julia Child plus vraie que nature. Elle s’investit dans le rôle à tel point que son corps tout entier est habité par la personnalité de Child. Elle parle, bouge et rit comme elle. Pour qui aime la nourriture et les bons sentiments, la réalisatrice, Nora Ephron [Quand Harry rencontre Sally, Le Diable s'habille en Prada], signe une belle adaptation du livre de Julie Powell paru au Seuil en 2008 [traduction de Claudine Richetin]. A la manière de The Hours, Julie and Julia oscille entre deux époques, deux vies de femmes finalement pas si éloignées l’une de l’autre…
Le pitch. « 1948, Paris. Julia Child suit son mari et emménage dans la capitale. Ouverte, altruiste et dynamique, elle cherche désespérément une manière d’occuper son temps libre. Presque par hasard, réalisant qu’elle aime par-dessus tout la nourriture, surtout depuis qu’elle vit en France, elle décide de prendre des cours de cuisine…
2001, New-York. Julie Powell emménage tout juste dans le New-Jersey avec son mari. Son travail sans perspective et son entourage lui rappellent sans cesse qu’elle n’a jamais réussi à achever quoique ce soit, à commencer par son roman. Par défi personnel, elle décide de créer un blog qui suivra son aventure pendant un an : réaliser les 524 recettes du célèbre livre de Julia Child sur la cuisine française…»
L’épisode du homard -qui figure d’ailleurs dans la bande annonce du film- est drôle et bien senti. Que celui ou celle qui n’a jamais ressenti une once d’appréhension en cuisinant pour la première fois un produit tel que le homard lui jète la première pierre ! J’aime beaucoup l’air d’Amy Adams - à la fois décidé du genre, « je vais te faire ta fête» et tendre du style « pauvre bête» …

Mais quand faut y aller, faut y aller comme on dit. Voici l’histoire originelle des lobsters dans le livre de Julie Powell, donc, vous suivez ?
Vous aimeriez bien la suite, alors la voilà :
Sur ce coup là, on pourrait hâtivement résumer que son mari l’a sauvée. Mais enfin, ce serait extrêmement réducteur vous ne trouvez pas ? Disons, qu’il lui a donné un sacré coup de main pour achever la lourde tâche à laquelle elle s’était attelée
Au cinéma, quand c’est ennuyeux, je jète des regards interrogateurs à mon Homme ; quand je suis touchée, je pleurs ; et quand c’est drôle, je ris…fort de préférence. C’est d’ailleurs incroyable de voir à quel point le rire est communicatif dans une salle de cinéma. Essayez pour voir ! Enfin, si vous aimez le « bouffe bourguignon» , Jean-Pierre Ribaut, journaliste culinaire au Monde se lance dans une genèse en forme de clin d’oeil, ça vaut le détour et c’est là que ça se passe.
Pour finir, deux petits conseils – si je peux me permettre- : allez le voir en VO. Ce serait dommage de manquer le jeu de contrastes vocaux d’une Julia Child américaine, parlant Français aux commerçants dans les rues de Paris. Et puis si vous pouvez manger avant d’y aller… sinon, ça pourrait vite devenir un supplice, je vous aurai prévenu

Julie & Julia
Un film de Nora Ephron
Avec Meryl Streep, Amy Adams, Stanley Tucci, Chris Messina, Linda Emond & Mary Lynn Rajskub
Durée : 2h03
Le 22 septembre 2009 à 21 h 26 min
Merci pour tes conseils,j ai un peu revu ma copie enfin mon blog ,comme nouvaute ma soeur s est associee a moi .Merci vero
Le 22 septembre 2009 à 21 h 58 min
@Vero : Yes ! Très chouettes tes photos de poires au vin et de spécialité normande. En plus en étant deux, vous publierez deux fois plus !
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