Je n’ai jamais beaucoup aimé ça. A lui seul, le nom du légume est déjà repoussant. Tout comme les salsifis, la côte de blette ne faisait pas partie des aliments pour lesquels je me serai relevée la nuit. Loin de là. Et pourtant, aussi loin que je me souvienne, le jardin en produisait des tonnes. Le gratin de blettes à la béchamel était devenu un classique sur la table familiale. Certains gardent le meilleur pour la fin, moi, je commencais toujours par déguster le gratiné sur le dessus du plat. Simple question de caractère. Bref, quelques déglutitions et un verre d’eau plus tard, le reste était descendu. Sans réel plaisir… suffisament pour me nourrir.
Jeudi dernier, mon Homme revient avec le désormais traditionnel panier de légumes bio en provenance des jardins de Marcoussis, et là, stupeur et remblements, il contenait des côtes de blettes ! Pas le choix, il fallait que je m’y mette. Pourtant, c’est fou ce que je peux avoir habituellement comme imagination quand il s’agit d’accomoder un produit que j’aime. Sur le coup, j’avoue, avoir été un peu sèche. Mais pas totalement désepérée, la preuve. Si je vous dis qu’on s’est régalé, vraiment régalé, vous me croyez ?
Pour 2-3 personnes
Coût : 1,12 euro par personne
Temps : 1 heure, cuisson comprise
Ingrédients
- 500 grammes de côtes de blettes (on dit aussi bettes, mais c’est encore pire, non ?) : 95 centimes
- 65 grammes de Feta (soit 1/3 du paquet) : 63 centimes
- 15 cl de crème fraîche liquide entière : 44 centimes
- Poivre 5 baies
- Noix de muscade
- Graines de sésame
- Quelques brins de ciboulette. Assaisonnement : 30 centimes
Ingrédients
Réservez les feuilles bien vertes comparables à des épinards frais. J’ai réalisé une soupe avec… Mettez une grande quantité d’eau salée à chauffer. Epluchez les côtes. Je vous l’accorde, cela prend un peu de temps. De la même manière que pour la rhubarbe et les asperges, le but du jeu consiste à retirer les filaments peu agréables en bouche. La mécanique est simple. Vous prenez la côte en mains. Avec un couteau peu tranchant vous pliez la côte à la perpendiculaire et vous éfilez en remontant. Le plus simple, c’est encore de le faire ! Rincez. Faites cuire dans l’eau bouillante une bonne vingtaine de minutes. Vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau. Egouttez. Préchauffez votre four à 190°C.
Dans un plat à gratin (pas mal Mary, tu ne trouves pas
), versez les blettes, ajoutez la crème, la feta coupée en morceaux, la noix de muscade et le poivre. Mélangez. Rajoutez des lamelles de feta sur le dessus ainsi que de la noix de muscade et les graines de sésame. Enfournez pour une vingtaine de minutes. A la sortie du four, émincez la ciboulette sur le dessus du plat.
J’ai accompagné le gratin d’un pavé de saumon sauvage que mon poissonnier préféré du marché avait eu la bonne idée de vendre à un prix raisonnable. Le mariage nous a beaucoup plu. Cette recette de blettes est bien la preuve qu’on grandit tous un jour notamment en s’appropriant certains légumes longtemps catalogués… Comme quoi, tout arrive !
Le 21 septembre 2009 à 12 h 07 min
J’ai connu ça aussi lorsque nous faisions partie d’une AMAP alors que nous habitions en RP. ET bien je te rejoins sur ta recette… j’avais fini par l’accomoder en gration avec du chèvre et des dés de saumon fumé. C’était pas mal du tout… bha oui, on ne sentait (presque) plus le goût des blettes !
Le 21 septembre 2009 à 13 h 50 min
Alors, je tenterai ma chance avec les enfants, sans leur dire ce que c’est…. et on verra…
Le 21 septembre 2009 à 14 h 17 min
@AL : ah… la surprise du panier de légumes ; tant qu’ils ne mettent pas des bettes, du celeri et du fenouil chaque semaine, ça pourra aller
@Mary : tu n’as qu’à leur dire très sérieusement que leur avis compte pour valider la recette pour leur tranche d’âge
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