Je ne parle pas musique mais bien légumes prêts à l’emploi. Les légumes de la 4ème gamme sont lavés épluchés et découpés industriellement. Ils sont ensuite conditionnés dans des emballages spécifiques (à teneur réduite en oxygène ce qui est censé éviter la destruction des vitamines par oxydation).
C’est un des grands succès de ces dix dernières années dans le domaine agro alimentaire. La cible ? Le consommateur préssé. Encore lui. Et la course folle se paie. La carotte râpée industrielle, marque distributeur, est 300 % plus chère que la carotte râpée maison. Je passe sur la liste des ingrédients, même si ça pourrait être franchement pire : carottes, eau, huile végétale, vinaigre d’alcool, sel, moutarde, amidon modifié de pommes de terre, arôme poivre [ah, on commence à jouer avec la boîte du petit chimiste], épaississants : E415 – E412, arômes naturels, sucre.
L’argument imparable que j’entends : « il vaut mieux manger des carottes râpées industrielles qu’un hamburger et des frites» . Pas faux. Mais tout de même ; c’est tellement vite fait de râper 2 carottes, d’ajouter un filet d’huile d’olive, un jus de citron et un peu de fleur de sel. Même pour un pack lunch dans une jolie boîte à bento colorée réutilisable.